Comment la communication bâtit des ponts: récits du Caucase – Géorgie
Se lever à l’aube n’a jamais été le fort d’Ekaterine Kvavadze. Mais la naissance, puis l’entrée en maternelle de son fils ont imprimé un nouveau rythme à sa vie. Chaque jour, elle quitte la maison et y revient à la même heure. Entre deux, elle travaille en qualité de chargée de communication à l’Ambassade de Suisse en Géorgie. Sa journée débute toujours par un café, un rituel sans lequel rien ne fonctionne, dit-elle en riant.

Après l’incontournable café du matin, Ekaterine jette un premier regard aux mails reçus et au calendrier. Quel est le programme du jour? Quels sont les rendez-vous prévus ces prochains jours? Elle lit les nouvelles, suit attentivement ce qui se passe en Suisse et en Géorgie et veille à ce que les contenus pertinents pour la DDC soient intégrés dans la communication officielle de la représentation suisse, en mettant l’accent sur le contexte géorgien.
En tant que responsable de la communication, elle travaille en étroite coordination avec la cheffe de mission et la cheffe de la coopération internationale. Son activité professionnelle est rythmée par des réunions de planification hebdomadaires sur le contenu, la tonalité et l’impact de la communication et, surtout, par les tâches de rédaction (articles, fiches d’information, documents contextuels, contributions aux médias sociaux, etc.).
Elle évoque avec enthousiasme ces dernières semaines, au cours desquelles elle a notamment pu suivre une formation sur les réseaux sociaux avec d’autres responsables de la communication des représentations suisses du Caucase du Sud et d’Asie centrale. Ces échanges ont permis l’émergence de nouvelles idées et favorisé la coopération entre les représentations.
Eka a récemment été appelée à rédiger un article sur le projet de promotion des PME dans les régions rurales de Géorgie, qui vise notamment à améliorer leur accès au financement. Écrire ce texte a été un défi d’autant plus passionnant qu’elle ne s’était jusque-là jamais vraiment intéressée à la finance. Au cours de la rédaction, Eka a eu l’occasion de visiter le projet et s’entretenir avec les participants, ce qui lui a permis de donner une touche personnelle à son texte. «Sur le terrain, j’évite les interviews classiques, avec une structure et des questions prédéfinies», dit-elle. «Je discute avec les gens, qui se livrent ainsi plus facilement». Le fait de s’immerger dans le quotidien des personnes qu’elle rencontre crée une proximité qui permet à Eka d’aiguiser son regard et de rédiger des articles plus compréhensibles et réalistes.
Une sensation qu’elle avait déjà ressentie dans le cadre du projet de modernisation de la formation professionnelle agricole en Géorgie. Elle s’était alors entretenue avec des informaticiens et des agriculteurs qui suivaient une formation sur la commercialisation de leurs produits et l’utilisation de logiciels de design. Eka avait trouvé ces échanges tellement inspirants qu’elle avait rédigé son article d’une seule traite.
Depuis la naissance de son fils, elle privilégie les soirées en famille. Cuisiner ensemble, jouer et rire jusqu’à l’heure du coucher constituent pour elle la meilleure distraction qui soit après une journée de travail. La situation générale du pays est devenue plus difficile au cours des dernières années. En particulier les deux dernières ont été marquées par une plus grande insécurité. La dynamique politique ainsi que les efforts déployés de longue date en matière de politique étrangère semblent soumis à une plus grande instabilité et imprévisibilité. Quant à la marge de manœuvre de la société civile, elle s’est sensiblement réduite.
Ce contexte rend le travail d’Eka d’autant plus important: écouter, comprendre, expliquer et informer à travers les récits de personnes déterminées à aller de l’avant en dépit des difficultés. Un travail qui reprend chaque matin, après un premier petit café.
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