Coopération avec les États d’Europe de l’Est
La Suisse soutient les pays des Balkans occidentaux, d’Europe de l’Est, du Caucase du Sud et d’Asie centrale la création d’un cadre propice à la stabilité et à la prospérité. Forte d’un savoir-faire unique, elle soutient par exemple les réformes de décentralisation et met à disposition son expertise dans le secteur de la formation professionnelle. L’atténuation du changement climatique et l’adaptation à ses effets constituent également des domaines d’action prioritaires.

Une collaboration historique
La coopération avec les États d’Europe de l’Est fait partie intégrante de la politique étrangère de la Suisse et de sa politique économique extérieure depuis la chute du mur de Berlin en 1989. Les pays prioritaires des Balkans occidentaux (Albanie, Bosnie et Herzégovine, Kosovo, Macédoine du Nord, Serbie) sont étroitement liés à la Suisse, tant d’un point de vue économique que sur le plan humain, en raison de leur importante diaspora. L’aide humanitaire, qui était initialement au cœur de l’engagement de la Suisse dans la région, a été progressivement remplacée par des activités visant à soutenir la transition vers des systèmes démocratiques fondés sur l’économie de marché et à favoriser l’adhésion aux normes et valeurs européennes. Dans le Caucase du Sud (Arménie, Géorgie) comme en Asie centrale (Kirghizistan, Tadjikistan et Ouzbékistan), la Suisse œuvre principalement en faveur de la stabilité et de la sécurité.
Les conséquences de l’agression militaire de la Russie contre l’Ukraine ont un effet déstabilisateur sur toute la région. La Suisse soutient l’Ukraine sur la voie de la paix, du développement durable et de la reconstruction. Les entreprises suisses sont en mesure, de par leur expertise et au moyen de produits innovants et de haute qualité, de fournir une contribution de taille au processus de reconstruction en Ukraine. La Suisse a considérablement augmenté son soutien et renforcé ses activités de coopération bilatérale également avec la Moldova, pays voisin directement touché.
Une valeur ajoutée unique
Aux côtés d’autres États, de l’Union européenne (UE), de banques de développement et d‘agences des Nations Unies (ONU), la Suisse apporte un soutien aux gouvernements, au secteur privé et à la société civile. Sa présence de longue date et son excellente réputation jouent à cet égard un rôle essentiel.
Les priorités thématiques portent sur des domaines dans lesquels la Suisse peut offrir une valeur ajoutée unique grâce à son expertise, à savoir:
- la bonne gouvernance (renforcement des institutions nationales et locales, services publics, protection des minorités, lutte contre la corruption);
- le développement économique (par le renforcement du secteur privé et la création d’emplois, en mettant l’accent notamment sur la formation professionnelle);
- l’atténuation du changement climatique et l’adaptation à ses effets, la protection de l’environnement, la réduction des risques de catastrophe et la gestion de l’eau;
- la santé.
Sur la période 2021-2024, la Suisse a consacré une enveloppe de 1,025 milliard de francs à la coopération avec les États d’Europe de l’Est. Elle a pu ainsi contribuer à des avancées significatives dans les domaines de la démocratie, de l’état de droit et de l’économie de marché, et favoriser dans le même temps l’intégration européenne de la région. La plupart des pays prioritaires de la Coopération internationale ont obtenu le statut de candidat à l’UE ou déposé une demande d’adhésion.
À l’expiration, fin 2024, de la loi fédérale sur la coopération avec les États d’Europe de l’Est, la coopération avec les États d’Europe de l’Est sera régie par la loi fédérale sur la coopération au développement et l’aide humanitaire internationales.
Contribution de la Suisse en faveur de certains États membres de l’Union Européenne
La deuxième contribution de la Suisse est un élément important de sa politique européenne. Elle constitue un investissement dans la cohésion, la stabilité et la prospérité en Europe, et permet à la Suisse de renforcer et d’approfondir ses relations bilatérales avec les pays partenaires.
Par cette contribution, les États qui ont adhéré à l’UE depuis 2004 (UE-13) ou qui sont particulièrement touchés par les mouvements migratoires seront soutenus jusqu’en 2029 à hauteur de 1302 millions de francs suisses. L’objectif est d’atténuer les disparités économiques et sociales au sein de l’Europe et de favoriser les mesures visant à gérer les flux migratoires.
La deuxième contribution de la Suisse comprend deux crédits-cadres. Le crédit-cadre pour la cohésion (1046,9 millions de francs) est géré conjointement par la DDC et le Secrétariat d’État à l’économie (SECO), tandis que le Secrétariat d’État aux migrations (SEM) est chargé du crédit-cadre pour la migration (190 millions de francs).
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